Mesocosme

Évaluer la toxicité des polluants en mésocosme

LES LIMITES DES ESSAIS EN LABORATOIRE

Les études en laboratoires permettent de reproduire certaines caractéristiques fonctionnelles d’un écosystème pour évaluer sa perturbation en présence de composés toxiques. Ce travail est indispensable pour comprendre les mécanismes chimiques et biologiques qui gouvernent les effets toxiques, mais l’extrapolation aux effets sur les écosystèmes en est à son balbutiement.

En effet, la complexité et la variabilité du milieu naturel ne permettent pas d’observer les mécanismes mis en évidence au laboratoire.

Des expérimentations de plus grande échelle, dans lesquelles les conditions d’exposition pourraient être contrôlées, proches du milieu naturel et dans lesquels les niveaux supérieurs d’organisation biologique seraient reproduits sont nécessaires (PIREN-Seine, 2011).

LE PRINCIPE D’UN MÉSOCOSME

Utilisés depuis les années 1970 en écologie et en écotoxicologie, les mésocosmes sont des systèmes expérimentaux délimités, plus ou moins clos, qui constituent des échelles intermédiaires entre le microcosme de laboratoire et la complexité du monde réel, ou macrocosme (Onema, 2009b).

D’après le PIREN Seine, un mésocosme est un dispositif expérimental clos, de taille moyenne, destiné à étudier les effets des polluants sur le milieu. Les mésocosmes présentent un intérêt expérimental évident car ils se situent à une échelle beaucoup plus réaliste et représentative des conditions écologiques réelles que les microcosmes utilisés dans les expérimentations de laboratoire sur les polluants.

Les mésocosmes doivent être considérés comme des modèles des systèmes naturels et non comme des copies exactes. Ils doivent être suffisamment complexes pour assurer un certain degré de réalisme environnemental, tout en permettant leur manipulation et leur contrôle. Ils permettent de tester des hypothèses écologiques et écotoxicologiques.

LES RIVIÈRES ARTIFICIELLES DE L’INERIS, UN EXEMPLE DE MÉSOCOSME

Pour mieux visualiser et comprendre l’intérêt d’un mésocosme, nous vous invitons à consulter la vidéo ci-après, présentant les “rivières artificielles” de l’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques) :

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