Daphnie

Les grands principes de l’évaluation de l’écotoxicité

La recherche en écotoxicologie a permis de mettre au point différents outils permettant de définir la toxicité d’un produit vis à vis des êtres vivants ou encore d’évaluer l’état d’un milieu naturel. Certains de ces outils sont déjà couramment utilisés: c’est le cas de certains tests écotoxicologiques de laboratoire (bioessais) tels que l’essai daphnie. D’autres, comme les tests in situ, sont encore à l’état de développement et ne sont appliqués que par les laboratoires de recherche.

Dans ces différents tests, l’écotoxicologie utilise différentes espèces d’organismes vivants que l’on nommera “espèces sentinelles”.

Les espèces sentinelles sont des organismes choisis comme modèles d’étude afin d’étudier l’effet ou le comportement d’un ou de plusieurs composés (ou d’une pollution) ou de mettre au point une méthode de détection d’une pollution.

Daphnie
La daphnie, l’espèce sentinelle historiquement la plus utilisée en écotoxicologie – Source : aquaportail.com, 2011

Ce sont donc des espèces couramment utilisées lors de tests écotoxicologiques en raison d’un certain nombre de caractéristiques : facilité de manipulation, facilité d’élevage en laboratoire (afin de disposer de stocks d’organismes pour réaliser des expériences), sensibilité à certains types de polluants (comme les perturbateurs endocriniens), représentativité d’une famille d’êtres vivants (les poissons, les mollusques, etc.).

Parmi les espèces sentinelles les plus utilisées en écotoxicologie, on peut citer :

  • organismes aquatiques : la daphnie, le gammare, le gastéropode Potamopyrgus antipodarum, le poisson zèbre, l’algue d’eau douce Pseudokirchneriella subcapitata, le chironome, etc.
  • organismes terrestres : le ver de terre Eisenia fetida, l’abeille, etc.

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