Huiles essentielles
Aromathérapie, cosmétiques, alimentation, « biopesticides »... Ces dernières années, les huiles essentielles font l’objet d’un vrai engouement pour un large éventail d’applications, et voient leur production grimper en flèche. Bien que d’origine naturelle, les huiles essentielles présentent-elles un risque écotoxicologique pour l’environnement ? Et plus largement, la croissance effrénée de leur production est-elle susceptible d’affecter les écosystèmes ?
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Huiles essentielles et autres produits à base de plantes : quel risque pour l’environnement ?
Les huiles essentielles, largement présentes dans de nombreux produits du quotidien, contiennent des dizaines de substances actives (plus ou moins) toxiques pour certains organismes vivants. C’est d’ailleurs pourquoi elles sont utilisées dans l’industrie pharmaceutique, en aromathérapie ou en tant que biopesticides. Lors de leur production ou de leur usage, une fraction d’entre elles peut être rejetée dans le milieu naturel. Se pose alors une question : les huiles essentielles et autres produits à base de plantes présentent-ils un risque pour l’environnement ? 1. Les produits à base de plantes ont le vent en poupe Les huiles essentielles (HE) et les extraits végétaux sont utilisés depuis des siècles dans la médecine traditionnelle, la…
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Les huiles essentielles sont-elles écologiques ?
Les huiles essentielles, dont la production est en plein essor au niveau mondial, sont généralement perçues comme un produit sain, naturel… et écologique. Pourtant, l’étude des diverses facettes de leur empreinte écologique (utilisation de surface agricole, consommation d’eau, impacts sur la biodiversité, etc.) révèle une réalité très nuancée, avec des différences importantes selon l’huile essentielle considérée. Décryptage. 1. Des huiles essentielles à toutes les sauces Alimentation, cosmétiques, aromathérapie, produits ménagers… Ces dernières années, les huiles essentielles font l’objet d’un vrai engouement pour un large éventail d’applications (voir figure 1), et voient leur production grimper en flèche. Les estimations diffèrent, mais on retiendra que la production mondiale aurait triplé entre 1990…
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Les huiles essentielles : méthodes de production, composition et applications
Aromathérapie, cosmétiques, alimentation, « biopesticides »… Ces dernières années, les huiles essentielles font l’objet d’un vrai engouement pour un large éventail d’applications, et voient leur production grimper en flèche. Quelles sont les huiles essentielles les plus vendues, comment sont-elles fabriquées et que contiennent-elles ? L’essentiel sur ces huiles, dans cet article ! I. LA PRODUCTION MONDIALE D’HUILES ESSENTIELLES EST EN PLEIN ESSOR 1. Le vent en poupe L’utilisation des huiles essentielles remonte à plusieurs millénaires, comme l’attestent les parfums retrouvés dans de nombreuses fouilles archéologiques égyptiennes. Le XIXème siècle marque le début de leurs applications industrielles (Brud, 2020). Mais ce n’est que récemment que la production d’huiles essentielles a connu un réel essor,…
Il se vend près de 6 shampoings chaque seconde en France soit près de 200 millions de bouteilles par an
Les produits d’entretien classiques contiennent des tensioactifs (appelés aussi agents de surface ou détergents) qui permettent d’éliminer les graisses et autres salissures à la surface de matériaux. Les détergents anioniques (charge négative) et amphotériques (dont la charge dépend du pH de l’eau) sont particulièrement présents dans les produits nettoyants, en raison de leurs propriétés nettoyantes et moussantes
Les phtalates, produits à quelque 6 millions de tonnes par an dans le monde
20 millions de lave-linge tournent en France chaque jour en moyenne
La France est le 4ème consommateur mondial de médicaments : plus de 3000 médicaments à usage humain et 300 médicaments vétérinaires sont actuellement disponibles sur le marché français. Une fois que ces substances ont agi dans l’organisme, elles sont excrétées, essentiellement dans les selles et les urines, puis relarguées dans les réseaux d’eaux usées (médicaments humains) et dans les sols (médicaments vétérinaires). Une partie de ces résidus de médicaments se retrouvent donc d’une manière ou d’une autre dans le milieu aquatique. Des traces de ces composés sont d’ailleurs régulièrement détectées dans les eaux de surface et même dans les eaux de nappe
On estime que 4000 à 6000 tonnes d’écran total sont libérées chaque année dans les zones de récifs tropicales par les 78 millions de touristes qui s’y rendent
En raison de son faible coût, l’huile de palme est, depuis quelques années, très utilisée dans l’alimentation: elle est présente dans 1 produit alimentaire empaqueté sur deux vendus en Europe (chips, biscuits, crème glacée, etc.). Or, la plantation de palmiers est à l’origine de déforestation, notamment en Indonésie. Dans ce pays, 3 millions d’hectares de forêt tropicale ont été détruits à cet effet entre 1990 et 2005 et le gouvernement prévoit un plan d’expansion des plantations de palmiers à huile de 14 millions d’hectares. La conversion des forêts en palmiers à huile a montré une perte de 80 à 100% des espèces de mammifères (dont l’orang-outan), reptiles et d’oiseaux dans ces zones
Les animaux se nourrissent d’aliments (céréales, petits animaux, etc.) contenant différents polluants. Au fil du temps, ces derniers s’accumulent dans l’organisme de l’animal et en particulier dans les graisses (phénomène de bioaccumulation). Ainsi, une étude de 2010 a révélé la présence de nombreux pesticides et de PCB dans du saumon et du steak haché achetés dans des supermarchés de la région parisienne
Tout comme les fruits et légumes, le riz peut contenir différents polluants tels que des pesticides, en particulier s’il est issu d’une agriculture intensive classique (non « bio »). Ainsi, une étude de 2010 a révélé la présence d’isoprothiolane et de tricyclazole, 2 pesticides interdits d’usage en Europe, dans du riz acheté dans des supermarchés de la région parisienne
L’eau du robinet est globalement de bonne qualité en France et les normes en vigueur sont généralement respectées
Les fruits et légumes issus de l’agriculture intensive « classique » (c’est à dire non « bio ») contiennent des mélanges à faibles doses de substances chimiques classées, par les instances officielles, cancérogènes certaines, probables ou possibles ou soupçonnées d’être perturbatrices du système endocrinien. C’est ce qu’illustre notamment une étude de 2010 qui a révélé la présence de nombreux pesticides dans des produits achetés dans des supermarchés de la région parisienne
Le lave-vaisselle est généralement moins consommateur en eau (12 L) que le lavage à la main qui dépend beaucoup du manipulateur (10 à 50 L)
Le liquide vaisselle est un détergent composé d’agents nettoyants appelés tensioactifs, mais aussi de colorants, conservateurs et parfums de synthèse. Bien que les tensioactifs ont l’obligation d’être biodégradables à 90%
Les composés perfluorés (PFC), tels que le téflon, ont la propriété de repousser l’eau, les matières grasses et la poussière. Ils sont ainsi utilisés comme antiadhésif dans de nombreuses poêles et casseroles. Les PFC sont persistants et s’accumulent dans les êtres vivants: certaines études ont révélé la présence de certains PFC dans les cours d’eau et les poissons (dans le foie notamment) ainsi que dans le sang humain
3,8 millions de tonnes de bisphénol A (BPA) ont été produits en 2006
Ces bouteilles contiennent notamment des phtalates, produits chimiques utilisés en tant que plastifiants et qui font partie de la famille des