Empreinte carbone viande datagueule

Comment réduire l’empreinte carbone de mon alimentation

Ce que nous mettons dans notre assiette a un impact direct sur le changement climatique. L’alimentation représente en effet 16 à 24 % de l’empreinte carbone des ménages français, selon si on comptabilise uniquement les émissions de gaz à effet de serre liées à la production agricole, ou si on ajoute les émissions en lien, telles que celles générées par le transport des aliments (ADEME, 2019b). Nous devons apprendre à manger moins de viande, tout en étant attentifs au mode de production et à la saisonnalité des produits.

I. LES PRODUITS ANIMAUX ONT UNE EMPREINTE CARBONE PLUS ÉLEVÉE QUE LES VÉGÉTAUX

Les émissions de gaz à effet de serre résultant de la production agricole sont très différentes d’un aliment à un autre. Pour mieux s’en rendre compte, voici une synthèse des résultats d’une étude menée par une équipe de chercheurs, sur près de 40 000 fermes à travers le monde (Poore, 2018) :

Empreinte carbone alimentation
Émissions moyennes de gaz à effet de serre générées par la production, la transformation et la distribution des aliments (données issues d’une analyse de 38 700 fermes dans 119 pays) – Légende : A = Aliments protéiques ; B = Fruits, légumes et sucres ; C = Aliments riches en amidon ; D = Huiles ; E = Laits ; F = Boissons alcoolisées ; G = Autres – Source des données : Poore, 2018

Ce qui frappe au premier coup d’œil, c’est que l’empreinte carbone des denrées animales (viandes, crustacés, produits laitiers, poissons, œufs) est supérieure à celle des denrées végétales. Par exemple, 100 grammes de protéines de bœuf de boucherie (ce qui équivaut à environ 400 g de steak) entrainent en moyenne la libération de l’équivalent de 50 kg de CO2 dans l’atmosphère, c’est à dire autant qu’une voiture roulant pendant 450 km ! Pour une même quantité de protéines, le tofu génère seulement 2 kg eq CO2 et les légumes secs entre 0,4 et 1,2 kg eq CO2.

Plus globalement, l’élevage est à l’origine de près des deux tiers des gaz à effet de serre d’origine agricole et de 78 % des émissions agricoles de méthane, un gaz à effet de serre environ 30 fois plus puissant que le CO2 (FAO, 2015).

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II. LES RUMINANTS EN TÊTE

Mais ne mettons pas toutes les formes d’élevage dans le même panier. L’empreinte carbone moyenne de la volaille est par exemple 9 fois moins élevée que celle du bœuf (de boucherie) (Poore, 2018). Plus globalement, les ruminants (bovins et ovins) sont responsables de 60 % des émissions de gaz à effet de serre des élevages en Europe (INRA, 2016).

Pour comprendre les raisons de ces différences, intéressons-nous aux origines de ces émissions. La première source de gaz à effet de serre est la production d’aliments pour animaux (42 %), qui comptabilise les émissions associées aux cultures dédiées et à la fabrication des aliments, mais aussi celles dues au « changement d’usage des sols ». Nourrir les bêtes qui nous nourrissent est en effet une des raisons majeures de la déforestation, notamment en Amérique du Sud. Cette dernière alourdit le bilan carbone de la viande. La consommation d’énergie au sein des élevages et en aval ainsi que les émanations des effluents (fumer, lisier…) comptent respectivement pour 17 % et 19 % des émissions de gaz à effet de serre.

Mais la raison de l’empreinte carbone élevée de la viande de bœuf et de mouton tient dans le système digestif de ces ruminants. En digérant l’herbe et les fourrages, les bactéries de leurs estomacs produisent naturellement du méthane qui est rejeté dans l’air via leurs flatulences.  Une vache émet ainsi environ 500 litres de méthane par jour dans l’atmosphère (Jancovici.com, 2017). Ce processus de « fermentation entérique » est responsable de 22 % des émissions de gaz à effet de serre de l’élevage européen.

Origines des émissions de gaz à effet de serre de l'élevage européen
Source des données : INRA, 2016 – CO2 = dioxyde de carbone ; CH4 = méthane ; N20 = Protoxyde d’azote

A noter cependant que dans le cas des élevages extensifs, les pâturages, en stimulant la croissance de l’herbe, permettent de stocker durablement du carbone dans le sol de la prairie : on parle de « puits de carbone ». Selon plusieurs projets de recherche européens, ce phénomène permettrait de compenser 30 à 80 % des émissions de méthane liées aux ruminants (INRAE, 2019) mais ces estimations sont encore largement débattues par les scientifiques. 

III. LES PAYS INDUSTRIALISÉS DOIVENT CONSOMMER MOINS DE VIANDE

La production mondiale de viande progresse régulièrement

Vous l’avez compris, et sans occulter les impacts positifs de l’élevage (extensif) vis à vis des paysages, de la richesse gastronomique, de l’emploi, de la valorisation de terres non arables… manger de la viande (et en particulier du bœuf et du mouton) a un fort impact sur le climat. Selon le GIEC, « toutes les études concluent que les régimes comprenant une moindre part de produits animaux (viande, œufs, laitages) sont moins émetteurs de gaz à effet de serre et moins consommateurs de terres ».

Or, si la consommation de viande a tendance à diminuer en France et en Europe, celle-ci augmente régulièrement à l’échelle mondiale. Sous l’impulsion des pays en développement, elle devrait passer de 322 millions de tonnes en 2017 à 465 millions de tonnes en 2050, ce qui n’augure rien de bon pour le climat (FAO, 2015).

Un français consomme deux fois plus de protéines animales que recommandé

Mais peut-on diminuer notre consommation de viande sans risque pour notre santé ? La réponse est OUI. En France, la consommation de protéines s’élève en moyenne à 90 g/jour/personne dont les deux tiers (environ 60 g) proviennent de produits animaux. Or, pour un adulte, l’OMS recommande une consommation de protéines de 50 à 70 g/jour, dont la moitié (environ 25 à 35 g) en provenance de denrées animales. Un français consomme donc environ deux fois plus de protéines animales que nécessaire (INRAE, 2019b).

Protéines (total)Protéines d’origine animaleProtéines d’origine végétale
Consommation moyenne d’un français (INRAE, 2019b)90 grammes / jour60 grammes / jour30 grammes / jour
Recommandations nutritionnelles de l’OMS pour un adulte en bonne santé (2011)50 à 70 grammes / jour25 à 35 grammes / jour25 à 35 grammes / jour

En France, de nouvelles recommandations nutritionnelles « moins polluantes »

Un rééquilibrage entre produits animaux et produits végétaux, avec plus de fruits, légumes, légumes secs, fruits à coque et moins de produits carnés est donc possible… et même souhaitable du point de vue de la santé publique. Il est en effet établi qu’une consommation excessive de « viande rouge » peut être à l’origine de problèmes cardio-vasculaires, de diabète et de surpoids. En 2015, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a également classé la viande transformée comme « cancérogène pour l’homme » et la viande rouge comme « probablement cancérogène ».

De fait, les nouvelles recommandations nutritionnelles du Programme National Nutrition Santé incitent à réduire la consommation de viande et de charcuterie et à augmenter celle des légumes secs et des fruits à coques (PNNS 2019-2023). Exit les « 2 Viandes Poissons et Œufs par jour » recommandés par le passé !

Recommandations nutritionnelles du PNNS
Source : d’après PNNS 2019-2013

Ces évolutions, ainsi que l’incitation à « aller vers des aliments de saison et produits localement » vont donc dans le sens d’une réduction de émissions de gaz à effet de serre liées à notre alimentation. Selon l’étude NutriNet-Santé, l’impact environnemental global* de ces nouvelles recommandations est réduit d’environ un tiers par rapport aux anciennes (Nutrinet Santé, 2020).

Un monde sans élevage est-il souhaitable ? (d’après INRAE, 2019)
La suppression de l’élevage diminuerait l’émission des gaz à effet de serre et économiserait de l’eau pour d’autres besoins. Néanmoins, l’impact d’un tel scenario doit prendre en compte l’ensemble des services environnementaux de l’élevage ainsi que les modes d’utilisation des sols ainsi libérés. En effet, l’élevage permet d’entretenir des prairies qui sont propices à la biodiversité, qui filtrent l’eau et stockent du carbone. Les prairies et les activités d’élevage associées contribuent également au maintien de la vie sociale dans le milieu rural et de l’emploi dans des territoires faiblement peuplés, en participant de façon notoire à la qualité des paysages. À l’échelle mondiale, l’élevage contribue également à la sécurité alimentaire en valorisant des surfaces qui ne sont pas cultivables.

*Trois indicateurs environnementaux ont été étudiés : les rejets de gaz à effet de serre, l’énergie demandée pour produire les aliments et l’occupation des sols.

IV. L’EMPREINTE CARBONE D’UN ALIMENT VARIE (BEAUCOUP) SELON SON MODE DE PRODUCTION

Selon l’étude de Poore, 2018, l’étape de production d’un aliment au sein de la ferme représente en moyenne 61 % de son empreinte carbone, et même 81 % si on inclue l’effet de la déforestation. Au-delà de la nature de l’aliment, son mode de production a donc un impact très important sur les émissions de gaz à effet de serre.

Une fourchette de 1 à 12 pour la viande de bœuf

L’exemple des élevages bovins est très parlant. La viande de bœuf « la plus polluante » émet 12 fois plus de gaz à effet de serre que la viande de bœuf « la moins polluante » (105 kg eq CO2 VS 9,1 kg eq CO2 pour 100 g de protéines) (Poore, 2018). Autre exemple : un bœuf produit en Europe de l’Ouest a une empreinte carbone moyenne 4 fois inférieure à celle d’un bœuf produit en Asie du Sud ou en Amérique latine (FAO, 2014). Ces différences résultent notamment de l’efficacité des systèmes de production animale : par exemple, les systèmes où les vaches sont capables de sevrer un veau par année émettent moins de gaz à effet de serre par unité de production que ceux où les vaches ont un veau tous les trois ans.

On sait également qu’il est possible de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’élevage en optimisant l’alimentation des animaux : utilisation de ressources fourragères locales, moindre recours aux engrais chimiques dans les cultures dédiées, accroissement de la part de légumineuses dans la ration, etc. (INRA, 2016). Des bonnes pratiques de stockage et d’épandage des effluents, ainsi que leur valorisation énergétique par méthanisation sont également des leviers pour améliorer le bilan carbone d’une exploitation. Enfin, des chercheurs s’intéressent à la possibilité de réduire les émissions de méthane liées à la fermentation entérique, par des additifs alimentaires ou par une gestion différente des pâturages*.

Empreinte carbone boeuf
L’étude sur le projet de la loi climat préconise de réduire le cheptel bovin français de 1,2 % par an – Source de la photo : Milesz de Pixabay

Il faut cependant garder à l’esprit que malgré ces variations et les marges de progression, les émissions de gaz à effet de serre des protéines animales issues des modes de production les plus vertueux dépassent toujours les émissions moyennes des protéines végétales de substitution (Poore, 2018). Ceci est particulièrement vrai pour le bœuf : ainsi, l’étude réalisée par le Boston Consulting Group (BCG) pour le projet de loi Climat préconise d’amplifier le rythme de réduction du cheptel bovin français, à raison de – 1,2 % par an (contre -0,6 %/an entre 2010 et 2018) afin d’accélérer la baisse de la consommation de viande rouge en France, une tendance déjà assez marquée dans notre pays (- 30 % depuis 1980).

Des différences également importantes pour les produits végétaux

Ce qui est vrai pour les produits animaux l’est aussi pour les denrées végétales. On sait par exemple que dans les cultures de blé, de maïs et de riz, les émissions de gaz à effet de serre peuvent varier d’un facteur 3 selon les producteurs, y compris dans une même zone géographique (Poore, 2018).  De même, une tomate produite hors saison, sous serre chauffée, a une empreinte carbone en moyenne 7 fois plus élevée que lorsqu’elle est cultivée en saison (CGDD, 2017b).

L’agriculture biologique est-elle meilleure pour le climat ?

Agriculture bio

Que se passe-t-il par exemple, lorsqu’on produit de la viande de bœuf « bio » ?

Certains postes d’émissions de gaz à effet de serre sont réduits. On évite notamment l’énergie fossile nécessaire à la fabrication des engrais chimiques et des pesticides.

D’autres augmentent. Les rendements des cultures de céréales sont en moyenne moins élevés qu’en agriculture conventionnelle, alors que la durée de fonctionnement du tracteur est au moins équivalente : les émissions liées à la production des aliments céréaliers sont donc plus élevées.

Enfin, certains postes restent inchangés : bio ou pas bio, les vaches continuent à roter du méthane, le fumier et le lisier émettent toujours du N20, etc.

Bilan : les émissions de gaz à effet de serre pour 1 kg de viande de bœuf produit seraient en moyenne un peu plus élevées dans le bio (Jancovici.com, 2017). Une étude menée sur des élevages de moutons a conclu en revanche à une différence favorable à l’élevage biologique, de l’ordre de 5 % (31,1 kg eq CO2/ kg de carcasse en bio VS 32,7 en élevage conventionnel) (Dakpo, 2013).

Bref, manger bio c’est bien (pour réduire la pollution des eaux et de l’air, pour la biodiversité, pour la santé, etc.) mais pour le climat il faut surtout manger moins de viande ! (Jancovici.com, 2017). Les « gros consommateurs » de bio l’ont d’ailleurs bien compris : ils mangent en moyenne 2 fois moins de viande et de charcuterie et 3 fois plus de légumes secs que les consommateurs lambda. Ainsi, l’alimentation des personnes se nourrissant majoritairement à partir d’aliments bio émet en moyenne 37 % de moins de gaz à effet de serre que celle des consommateurs conventionnels (Bionutrinet, 2017).

*L’herbe pâturée avant épiaison (apparition des épis sur les graminées) diminue l’émission de méthane de la fermentation entérique par rapport à un stade avancé (INRA, 2016).

V. MANGER LOCAL PERMET DE RÉDUIRE (UN PEU) L’EMPREINTE CARBONE DE SON ALIMENTATION

Dans une moindre mesure que la nature et le mode de production d’un aliment, son transport du lieu de production jusqu’au lieu de vente est également à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre. On peut citer l’exemple des haricots verts qui génèrent 1 kg eq CO2 par kg lorsqu’ils sont produits localement VS 23 kg eq CO2 lorsqu’ils sont importés par avion (CGDD, 2017b). Des études ont néanmoins mis en évidence que le recours à des produits locaux ne permettait de réduire qu’à la marge l’empreinte carbone de son alimentation (voir illustration ci-dessous). Le recours à une alimentation locale présente néanmoins d’autres bénéfices sociaux, économiques et environnementaux.

Régimes alimentaires et empreinte carbone - Vegetarisme
Pourcentage de réduction de gaz à effet de serre par rapport à un régime omnivore standard – Source des données : Astrom, 2013 et Foodwatch, 2008 – © AVF (Association végétarienne de France) – Licence : tous droits réservés

Les transformateurs, les distributeurs et les détaillants peuvent également réduire considérablement leurs propres émissions de gaz à effet de serre, qui peuvent variées d’un facteur 2 à 140 selon l’aliment. L’exemple dela bière est très parlant : les fûts en acier inoxydable consignés ne génèrent que 20 g eq CO2 par litre contre 300 à 750 g eq CO2 pour les bouteilles en verre recyclées et 450 à 2 500 g eq CO2 pour les bouteilles envoyées en décharge (Poore, 2018).

VI. UN TIERS DE LA NOURRITURE PRODUITE EST GASPILLÉE

Enfin, on le néglige souvent mais le gaspillage alimentaire a un fort impact sur le climat. Un tiers de la nourriture produite est perdue ou gaspillée, générant environ 8 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans le monde (FAO, 2015).

Ce gaspillage n’est pas uniquement le fait des ménages. De la production à la transformation en passant par le transport et la distribution, c’est l’ensemble de la chaine des acteurs qui doit être responsabilisée, comme expliqué dans la vidéo de l’ADEME.

VII. QUATRE ACTIONS POUR RÉDUIRE L’EMPREINTE CARBONE DE MON ALIMENTATION

ACTION 1 – J’ai une consommation de viande modérée

D’accord, mais modérée jusqu’où ?

Chaque français consomme en moyenne 135 grammes de produits carnés* par jour, soit 945 g par semaine (Crédoc, 2018).

Le cabinet d’analyse B&L Évolution, à l’origine de l’étude « Comment s’aligner sur une trajectoire compatible avec les 1,5°C ? » propose de limiter la consommation de viande à 25 kg par personne et par an, soit environ 480 g par semaine (B&L Évolution, 2018)… (et bien sûr pas trop de bœuf ou de mouton, qui vous l’avez compris sont les viandes dont la production est la plus polluante !)

Greenpeace va plus loin en recommandant un maximum d’environ 16 kg de viande issus de l’élevage écologique par personne et par an, soit environ 300 g par semaine. Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ce niveau de consommation permettait de dégager assez de nourriture pour deux milliards de personnes supplémentaires (Greenpeace.fr, 2017).

Quelques repères sur les portions
-Un steak haché : 100 à 125 g
-Une tranche de jambon blanc : environ 50 g
-Une escalope de poulet ou de dinde : 125 à 150 g

Enfin, selon le cabinet Carbone 4 (Carbone 4, 2019), supprimer la viande et le poisson du régime alimentaire (régime végétarien) permettrait de diminuer l’empreinte carbone des français de 1,12 tonnes de CO2 par an et par personne en moyenne, ce qui représente une réduction de plus de 50 % de l’empreinte carbone liée à l’alimentation et une diminution de 10 % de l’empreinte carbone totale.

Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour faire votre choix de consommation en conscience !

Par quoi remplacer la viande ?
Par des portions supplémentaires de poisson ? Surtout pas, car la consommation de poisson a également un fort impact environnemental. Par du soja ? Pourquoi pas, mais pas que ! Les aliments végétaux les plus riches en protéines sont les oléagineux (noix, amandes, pistache, cacahuète, châtaigne, graines de courge, etc.), les légumes secs (lentilles, petits pois, haricots secs, pois chiches, soja…) et les céréales (pâtes, semoule, riz, quinoa, maïs…) (ANSES, 2019). Mais comme on a vu qu’un français moyen consommait davantage de protéines que nécessaire, une portion de viande peut parfois être simplement remplacée par une portion de légumes. Un point de vigilance : l’exclusion totale des produits animaux du régime alimentaire (régime végétalien) demande une bonne expertise en nutrition pour équilibrer le régime (voire le supplémenter) et ne pas induire de déficiences d’apports et de carences en nutriments et micronutriments essentiels (INRA, 2016).

*Produits carnés = viandes bovine et ovine, volaille, gibier, charcuterie, etc. qu’ils soient bruts, cuisinés ou présents dans un plat

ACTION 2 – Je choisis des fruits et légumes de saison

On l’a vu, une tomate produite hors saison, sous serre chauffée, émet 7 fois plus de gaz à effet de serre que lorsqu’elle est cultivée en saison : alors finis les tomates, courgettes et poivrons en hiver !

> Découvrez le calendrier des fruits et légumes de saison de Greenpeace

ACTION 3 – Je fais la chasse au gaspillage alimentaire

Chaque français jette plus de 20 kg de nourriture par an.

> Rendez-vous sur le site de l’ADEME pour découvrir les 8 solutions permettant de limiter le gaspillage des aliments.

ACTION 4 – Je privilégie les produits locaux

Selon le cabinet Carbone 4, consommer l’ensemble de son alimentation en circuit court permettrait de diminuer l’empreinte carbone des français de 0,17 tonnes de CO2 par an et par personne en moyenne. Le cabinet d’analyse B&L Évolution, préconise également que toute parcelle de jardin soit utilisée pour produire des aliments.


Article rédigé par Vivien Lecomte, 7 mai 2021 – Ecotoxicologie.fr : tous droits réservés

EN SAVOIR PLUS

Lutter contre le changement climatique grâce à l’élevage – FAO, 2014
Rôles, impacts et services issus des élevages en Europe. Synthèse de l’expertise scientifique collective – INRA, 2016
Quelques idées fausses sur la viande et l’élevage – INRAE, 2019

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