Conséquences changement climatique - changer le monde

Réchauffement climatique : quelques degrés de plus qui changent le monde

Vous en êtes désormais convaincus : « le changement climatique, c’est maintenant ! » et « le responsable, c’est l’homme ! »

Ok ça c’est compris… mais quels sont les effets actuels et futurs de ce changement climatique ?
N’en fait-on pas un peu trop ?
Fin du ski alpin ou fin du monde ? 50°C à l’ombre ? Des citronniers en Bretagne ?

Voici un article vous permettant de découvrir à quoi pourrait ressembler le monde de demain, « réchauffé » de quelques degrés.

Bonne lecture !

UN RÉCHAUFFEMENT ACCÉLÉRÉ

On le sait, la température moyenne de la Terre dans son ensemble n’est pas stable et varie avec le temps. Notre planète était par exemple plus froide d’environ 5°C il y a 22 000 ans, lors de l’apogée de la dernière période glaciaire. A l’époque, le niveau de l’océan était plus bas d’environ 120 mètres, des glaciers de plusieurs kilomètres d’épaisseur s’arrêtaient au nord de la France et le reste de l’Europe n’était qu’une steppe glaciale quasiment désertique.

La température de la Terre a toujours fluctué… donc pas de quoi s’inquiéter du réchauffement climatique actuel ?
Si, car ce qui préoccupe la communauté internationale, c’est la vitesse de ce réchauffement, qui se produit à une cadence inégalée dans le passé.

Ainsi, depuis la fin du XIXe siècle, la température moyenne mondiale a augmenté de 1,1°C (Climate.copernicus.eu, 2018) et d’après le GIEC, ce réchauffement pourrait encore s’accélérer, atteignant +1,5°C à +6°C d’ici la fin du siècle. La température de la Terre risque donc d’augmenter d’autant en 200 ans qu’au cours des 22 000 dernières années ! La question est donc de savoir si les écosystèmes pourront s’adapter en « si peu de temps »…

Comparaison de l'occupation des sols il y a 20 000 as et actuellement
Différence de végétation entre la dernière période glaciaire et aujourd’hui – Source : copie-écran du MOOC Avenir Climatique S01E04 « 2°C – Évitons l’ingérable, gérons l’inévitable »

Lire aussi | Sept preuves du réchauffement climatique

LES PREMIERS EFFETS SONT DÉJÀ VISIBLES (+1,1°C)

Alors que le réchauffement global n’est que de 1,1°C, les premières conséquences du changement climatique sont déjà là.

Ainsi, en France, la fréquence des canicules a doublé en 30 ans*. En 2019, à Paris, plus de neuf jours à plus de 36 °C de température maximale ont été enregistrés et, dans le Gard, le 12 août, le record absolu de température en France de 44°C a été dépassé. Un événement d’une intensité exceptionnelle… mais plus pour très longtemps (Reseauactionclimat.org, 2019).

En Inde, toujours en 2019, les températures ont dépassé les 50°C (à l’ombre), un climat qui renforce la sécheresse et rend l’eau de plus en plus rare : au sud de Mumbai, la région serait même devenue un vrai désert et près de 90 % de la population aurait fui, selon le journal The Guardian.

Autre illustration, l’Indonésie projette de changer de capitale à partir de 2024 : sa capitale actuelle, Jakarta, subit la surpopulation et les embouteillages, mais est surtout la cible de tsunamis et d’inondations qui se multiplient à cause du réchauffement climatique. Selon certains experts, plus d’un tiers de la ville pourrait se retrouver sous l’eau dès 2050 (SciencePost.fr,2019).

*Doublement à la fois du nombre de canicules et de la population exposée entre 1974-1983 et 2004-2013 en France

1,5°C OU 2°C DE PLUS : DEUX MONDES DIFFÉRENTS

Le 12 décembre 2015, l’accord de Paris sur le climat a été adopté par 195 pays lors de la COP21. L’objectif de cet accord est de « contenir l’augmentation de la température moyenne en-deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C« .

Mais quelles sont les différences entre un monde à +1,5°C ou à +2°C ?
Quelques éléments de réponse sont donnés dans le tableau comparatif ci-dessous, basé sur le rapport spécial commandé au GIEC à la suite de la COP21 (GIEC, 2018).

On y voit notamment qu’en comparaison avec un monde à 1,5°C, un réchauffement à 2°C générerait des vagues de chaleur plus importantes, exposerait plusieurs centaines de millions de personnes supplémentaires à la pauvreté et entraînerait une fonte complète de la banquise arctique 1 fois par décennie au lieu d’1 fois par siècle.

Les effets du changement climatique dans un monde à +1,5°C et +2°C
Les impacts d’un réchauffement climatique dans un monde à 1,5°C ou 2°C de plus qu’à l’ère pré-industrielle – Source : GIEC, 2018 – Conception : Ecotoxicologie.fr

AU-DELÀ DE 2°C : DES CONSÉQUENCES CATASTROPHIQUES ET IRRÉVERSIBLES

Malheureusement, si le réchauffement de la Terre continue à ce rythme, il devrait atteindre 1,5°C entre 2030 et 2052 et dépasser le seuil des 2°C avant la fin du siècle (UNEP, 2019). En effet, au vu des engagements pris par l’ensemble des pays dans le cadre de l’accord de Paris, il est prévu que la température moyenne augmente d’environ 3°C* d’ici 2100.

Estimation de la hausse de la température mondiale en 2100 selon les engagements et politiques actuels
Les chiffres centraux (2,8°C et 3,0°C) sont les médianes de l’augmentation prévue en 2100 – Source : Climate Action Tracker, 2019 (traduit et adapté de l’anglais) –

* Si les engagements pris sont respectés : +3,2°C selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP, 2019) et +2,8°C selon Climate Action Tracker (CAT, 2019) ; selon les politiques actuelles, +3,0°C selon Climate Action Tracker

A quoi ressemblerait un monde aussi chaud ?

Un monde que ni vous, ni moi, ni surtout nos enfants et petits-enfants ne souhaiteraient connaître. Car si l’accord de Paris s’est fixé un seuil de 2°C à ne pas dépasser, c’est parce qu’au-delà, les conséquences pourraient s’avérer catastrophiques et irréversibles.

Ainsi, dans un monde compris entre 3°C et 4°C de réchauffement, le niveau de la mer pourrait s’élever de plus d’un mètre en 2100, sous l’effet de la fonte des glaciers et des calottes glaciaires (Groenland et Antarctique). Un tel scénario aurait des conséquences majeures pour les régions côtières, notamment dans les mégalopoles d’Asie, en Afrique et dans le Pacifique Ouest (Global-climat.com, 2017).

Un monde où, si le réchauffement atteint +4,5°C, près de la moitié des espèces présentes sur la Terre pourraient disparaître, en particulier la flore (Novethic.fr, 2018b).

Lire aussi | Le changement climatique aggrave l’érosion de la biodiversité

Un monde où la température pourrait grimper jusqu’à 55°C (à l’ombre) en France, dès 2070 et où les vagues de chaleur mortelles pouvant atteindre 80°C pourraient rendre de vastes territoires inhabitables en Chine, au Brésil, au Nigeria ou dans les pays du Golfe persique d’ici la fin du siècle (MIT – Novethic.fr, 2018).

Un monde dans lequel le dégel massif du permafrost* (sol en permanence gelé dans la zone arctique) pourrait faire resurgir certains virus disparus ou inconnus, et être à l’origine de pandémies comparables au COVID19 (Actu-environnement.com, 2020).

*Le permafrost pourrait perdre 70 % de sa surface d’ici 2100

Un risque d’emballement du système climatique

Ensuite, si on parle toujours d’un seuil de +2°C, c’est parce qu’au delà, il y a un risque d’emballement du système… en raison de ce qu’on nomme des boucles de rétroactions positives.

On parle de rétroactions positives lorsque le réchauffement climatique peut entraîner son propre renforcement : plus il fait chaud, plus les mécanismes responsables du réchauffement sont renforcés, plus il fait chaud, etc. Il est alors difficile de prévoir à quelle température aura lieu le nouvel équilibre et quelles en seront les conséquences (MOOC Avenir climatique, 2017b).

Les rétroactions positives dans le réchauffement climatique  : fonctionnement
Les rétroactions positives – Source : copie-écran du MOOC Avenir Climatique S01E03 : « Changement Climatique – Chaud Devant ! »

La vidéo du MOOC « Avenir Climatique » vous permettra de comprendre ce qui se cache derrière cette notion de rétroaction positive à travers deux exemples : l’albédo et la fonte du permafrost (sol gelé en permanence).

TOUT EST LIÉ !

Les émissions de gaz à effet de serre sont responsables du réchauffement climatique… qui engendre des vagues de chaleur… qui favorisent les incendies… qui entraînent la déforestation… qui émet du CO2 dans l’atmosphère… et la boucle est bouclée !

A travers cette petite vidéo, découvrez une partie des liens qui existent entre les causes et les effets du changement climatique actuel, sous la forme d’un logigramme animé :


Article rédigé par Vivien Lecomte, 27 avril 2020, Ecotoxicologie.fr : tous droits réservés

EN SAVOIR PLUS

Vidéo MOOC « Avenir Climatique » : « 2°C – Évitons l’ingérable, gérons l’inévitable »- septembre 2017
Rapport spécial « Le réchauffement climatique à +1,5°C – Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) – Résumé à l’attention des décideurs – 2018
Etat du climat mondial 2015-2019 : le changement climatique s’accélère – Organisation Météorologique Mondiale (OMM) – septembre 2019
Chiffres clés du climat France, Europe et Monde – Commissariat Général au Développement Durable (CGEDD), édition 2020, novembre 2019

8 commentaires

  • MERMOZ

    L incompréhension, c est que tout le monde est au courant, mais que l argent est plus fort. Aller à notre destruction pour des bouts de papier. Voilà mon ressenti.

  • de Cacqueray Marie-Christine

    Oui, j’ai été informée par mon fils physicien des systèmes complexes, modélisateur depuis de nombreuses années et en effet cette année j’ai planté des petits 🍋 et orangés de Corse, chez moi en Bretagne !
    Je suis médiatrice depuis plus de 24 ans, je souhaite participer à la recherche de solutions les mieux adaptées pour vivre au mieux de tels changements ! Fille de paysan, j’observe la terre, les plantes et les bêtes, les challenges sont élevés, œuvrons ensemble !

  • Riou

    Vous parlez des conséquences du réchauffement climatique, sans citer les problèmes d’agriculture…des pommiers qui bourgeonnent en septembre ne bourgeonnent plus au printemps et restent donc stériles. Idem pour les légumes, trop secs, manque d’eau…trop chaud aussi pour certaines variétés. Tout ça entraîneront des conséquences alimentaires !

    • ecotoxicologiefr

      Merci de votre commentaire. Vous avez raison, j’ai à peine effleuré le sujet de l’agriculture au sein de cet article, dans mon tableau de comparaison des mondes 1,5°C/2°C…
      Ces problèmes sont évoqués un peu plus en détail dans l’article « Les conséquences économiques et humaine du changement climatique » : https://ecotoxicologie.fr/changement-climatique-humaines-economiques
      Mais il est clair qu’il est difficile (voire impossible) d’être exhaustif devant l’immensité des problèmes et transformations à venir !

  • Gontier

    Cet article est très bien pour une personne qui veut vivre à l’instant présent.

    Malheureusement, même si de nombreux propos du GIEC sont justes, leur récupération par les politiciens est déformées et celles des médias est alarmistes. Il n’y a pas lieu de paniquer, car le CO2 a un rôle minime. Ce site l’explique très bien :
    https://contreveritesclimatiques.wordpress.com

    • ecotoxicologiefr

      Bonjour,
      Bien qu’en désaccord avec vos propos (et le contenu du site en lien), je publie votre commentaire car toutes les opinions doivent pouvoir s’exprimer afin de faire avancer le débat.
      Je me permets par ailleurs de mettre un lien vers la page « 22 contre-vérités qui exaspèrent » du site « Sauvonsleclimat », qui répond à certains arguments avancés par les personnes convaincues du rôle minime des activités humaines dans le changement climatique etou qui nient la réalité du réchauffement en cours : https://www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/climat-22-contre-verites-qui-exasperent
      Cordialement,
      Vivien Lecomte

      • Gontier

        ECOTOXICOLOGIEFR est remerciée de publier un message ne correspondant pas à son opinion. C’est un fait assez rare parmi les médias alarmistes.

        Sa réponse présente un lien de « 22 contre-vérités qui exaspèrent » répondues à un « climato-sceptique » imaginaire auquel je ne m’identifie nullement. Le plus important est que ce lien contredit à peine le mien.

        Je réponds quand même à ce lien :
        1)
        « La TMAG (température moyenne annuelle globale) est stable depuis 1997, malgré une augmentation continue du taux de CO2 »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « Le rapport de causalité est établi sur des bases physiques. »

        Gontier ne soutient pas la première phrase.

        2)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … Par contre, il est bien compris que le CO2 a joué le rôle d’amplificateur du réchauffement initié par les variations de l’orbite de la Terre autour du soleil. »

        Faux : On a aucune preuve du rôle amplificateur du CO2 et même, un article montrant l’absence d’amplification du CO2 sera bientôt publié. À suivre…

        3)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »

        Gontier ne soutient pas la première affirmation.

        4)
        « … »

        Réponse de Poitou & Bréon : « … »

        Gontier ne soutient pas la première affirmation.

        5)
        « … »

        Réponse de Poitou & Bréon : « … »

        Gontier ne soutient pas la première affirmation.

        6)
        « Il y a un phénomène de saturation du CO2 sur une épaisseur optique de dix mètres environ. Si vous prenez une source d’IR à large spectre (corps chauffé à 1000°C, par exemple), et que vous mesurez avec un spectromètre le spectre restant après la traversée de quelques mètres d’atmosphère, vous verrez que les bandes du CO2 (4,3 et 15 microns) ont été entièrement absorbées. Donc l’atmosphère au-dessus de quelques dizaines de mètres ne voit plus les bandes d’absorption du CO2, et donc, le rajout de CO2 ne change plus rien, si ce n’est que l’épaisseur optique diminue. C’est cela le processus de saturation du CO2 atmosphérique, confirmée par les satellites, qui ne « voient » quasiment plus les bandes du CO2. »

        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « Ce type d’affirmation démontre que l’auteur n’a pas compris les bases du mécanisme de l’effet de serre. C’est parce que l’atmosphère a un profil vertical de température décroissant et une extension verticale très supérieure au parcours moyen des infrarouges que l’effet de serre existe et qu’il croit avec la concentration des gaz à effet de serre (voir l’article « L’effet de serre atmosphérique : plus subtil qu’on ne le croit ! » dans La Météorologie, N° 72, février 2011). »

        Réponse de Gontier : La réponse de Poitou & Bréon est guère compréhensible par un non-expert.
        L’article cité est incorrect. Quelques erreurs au hasard :
        – On ne peut pas représenter l’atmosphère ou une partie de l’atmosphère par un corps noir car un gaz n’est pas un corps.
        – Cet article s’appuie uniquement sur des modèles. C’est bien la preuve qu’il n’a rien d’autre à présenter. Comme dit Didier Raoult, « On présente un modèle pour montrer qu’on a raison, car on lui fait « dire » ce qu’on veut ».
        – Le rayonnement infra-rouge en question émis par l’atmosphère en direction de l’espace est quasi-nul, contrairement à ce que l’article présente. C’est montré par mesure de satellite et expliqué ici :
        https://www.science-climat-energie.be/2019/02/14/le-rechauffement-climatique-dorigine-anthropique/

        Ce site montre à la fin des questions de nombreux internautes et des réponses.

        7)
        « … »»
        Réponse de Poitou & Bréon : « … »

        Gontier ne soutient pas la première affirmation.

        8)
        « Les niveaux océaniques montent de 1,7 mm/an (d’après les mesures au marégraphe de Brest), de moins 1,6 mm/an à Marseille depuis la fin du dix-neuvième siècle et aucune accélération n’a été mesurée ces dernières années. »

        Réponse de Poitou et Bréon : « Le lecteur verra là une tentative manifeste de tromperie : Pourquoi utiliser le marégraphe de Brest comme représentatif du niveau des océans mondiaux alors que le niveau de la mer se mesure très bien par satellite, que ces mesures montrent sans ambiguité une hausse de l’ordre de 3 mm par an. La compilation des données de marégraphes réparties dans le monde indique clairement une tendance à l’accélération.
        La montée du niveau de la mer n’a rien d’uniforme : la mer n’est pas un beau lac tranquille et bien plat. Les courants jouent un rôle important dans la répartition géographique de l’élévation du niveau. Ces mesures françaises ne concernent qu’une infime part des eaux marines. »

        Réponse de Gontier : « Le marégraphe de Brest a les mesures de hauteur de la mer les plus anciennes. Les satellites ne mesurent que depuis environ 1990. On ne pas pas établir de tendance avec peu de données dans le temps.
        On a compilé les mesures autour de dizaines d’îles dans le monde : aucune accélération voire aucune hausse n’est perceptible :
        https://www.paperblog.fr/6751154/les-oceans-montent-dangereusement-sauf-autour-des-iles/

        9)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        10)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        11)
        « La banquise australe atteint des records de superficie. »

        Réponse de Poitou & Bréon : « Et donc ? Est ce contraire à ce que dit le GIEC ? Cette information se trouve dans le dernier rapport du GIEC. Ces records sont les valeurs à la fin de l’hiver austral. Cette glace disparaît quasi complètement en été. Une donnée pertinente serait la masse moyennée sur l’année, de la banquise australe. »

        Réponse de Gontier : Partie B I b) de
        https://contreveritesclimatiques.wordpress.com

        12)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        13)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        14)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        15)
        « La loi de Stefan-Boltzmann n’est pas applicable aux gaz, qui ne sont pas des corps noirs, ni des corps gris, alors que le GIEC l’applique aux gaz. »

        Réponse de Poitou & Bréon : « Encore une affirmation non fondée, l’auteur serait bien en peine de dire où le GIEC utilise Stefan Boltzmann pour les gaz de l’atmosphère.
        Le GIEC retranscrit ce qu’on trouve dans la littérature scientifique. Ce qu’on y trouve, c’est le calcul du transfert radiatif dans l’atmosphère traité au niveau le plus fondamental en considérant les propriétés d’absorption et d’émission du rayonnement par les molécules du gaz pour chacune des longueurs d’onde où elles jouent un rôle. »

        Réponse de Gontier : Le GIEC valide la représentation du gaz par un corps lors de l’application de la loi Stefan-Bolzmann des articles qu’il choisit.

        16)
        « Les gaz émissifs, plus froids que la surface terrestre, ne peuvent en aucun cas la réchauffer (second principe de la thermodynamique, qui interdit le réchauffement d’un corps chaud par un corps plus froid). »

        Réponse de Poitou & Bréon : « Encore une grosse bêtise. L’auteur nie t-il que l’effet de serre existe ? C’est pourtant un phénomène physique bien compris depuis plusieurs siècles… De telles affirmations devraient le décridibiliser immédiatement auprès des lecteurs qui ont un minimum de connaissance scientifique.
        Si l’auteur appliquait correctement le second principe de la thermodynamique, il verrait que, au bilan, c’est bien la surface qui apporte de la chaleur aux gaz émissifs, qui sont aussi les gaz absorbants. Ces gaz empêchent la surface de perdre une partie de la chaleur que lui apporte le soleil. »

        Réponse de Gontier : Comment la themodynamique invalide la plupart des modèles de réchauffement climatique par le CO2, dans la partie B II e) 5ème preuve de
        https://contreveritesclimatiques.wordpress.com

        17)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        18)
        « Le projet CLOUD du CERN teste la théorie de Svensmark-Shaviv (rôle des rayons cosmiques, dont le flux est modulé par l’activité solaire, sur la formation des nuages) et les premiers résultats, assez positifs, ont été publiés dans Nature. »

        Réponse de Bréon & Poitou : « Les premiers résultats publiés dans Nature (2011 et 2013), les suivants dans Science (2014) ont identifiés des composés présents dans l’atmosphère qui sont susceptibles de conduire à la formation de noyaux de condensation en quantités comparables aux observations. Mais les rayons cosmiques n’y contribuent que pour une faible fraction. »

        Réponse de Gontier : Nous sommes d’accord.

        19)
        « … »
        Réponse des alarmistes Poitou & Bréon : « … »
        Gontier ne soutient pas la première assertion.

        20)
        « Les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations. Un modèle numérique n’est pas une preuve scientifique, et, quand il est réfuté par l’observation, c’est qu’il est faux et doit être mis à la poubelle, ou, au mieux revu en détail. On attend toujours la mise à la poubelle ou la révision des modèles numériques du GIEC, mis en avant par le GIEC et financés par les contribuables… »

        Réponse de Bréon & Poitou : « Il n’y a pas de modèle « du GIEC ». Il y a les modèles de climat de la communauté scientifique dont les conclusions sont reprises par le GIEC. Contrairement à ce que prétend l’auteur, la modélisation climatique a fait des prévisions qui ont été avérées. Par ailleurs les erreurs des modélisations ne vont pas nécessairement vers l’alarmisme, comme par exemple la diminution de la banquise arctique beaucoup plus rapide que prévue.
        Les modèles sont faits pour le climat, c’est-à-dire la moyenne sur des périodes longues. Les fluctuations autour de cette moyenne sont du bruit pour ces modèles. »

        Réponse de Gontier : Je m’accorde à la première assertion et à la première phrase de Poitou & Bréon.
        Pour le reste, qu’on me présente un modèle qui prévoit.

        21)
        « De toute manière, il est impossible que des modèles numériques puissent prévoir les évolutions du climat, car il s’agit d’un système chaotique couplé et non linéaire, comme le précisait le GIEC dans son rapport de 2001, et comme le montrent les instabilités du climat passé et actuel. Pourquoi cela aurait-il changé actuellement ? Sûrement pas pour des raisons scientifiques… »

        Réponse de Bréon & Poitou : « C’est parce que le climat est un système chaotique que les modèles peuvent prédire un climat dans des conditions environnementales très différentes de l’actuel. Chaos ne signifie pas n’importe quoi, le domaine balayé par le système est parfaitement défini par les conditions aux limites. C’est pour cela qu’on peut prédire le climat vers lequel on se dirige, mais pas le chemin qui sera effectivement suivi pour y arriver. »

        Réponse de Gontier : En attendant, les modèles prévoient la météo au plus 20 jours à l’avance. Pour prévoir 100 ans à l’avance, il y a encore du chemin à parcourir. Certes, la météo n’est pas le climat, mais pour un modèle, ça ne change rien.

        22)
        « Enfin le GIEC n’est ni un organisme scientifique, ni un organisme indépendant : le résumé pour les décideurs (SPM), qui seul est lu par les instances internationales, les politiques et les médias, est rédigé sous le contrôle étroit des représentants des États et la surveillance des ONG. La composition de ses instances dirigeantes montre une minorité de scientifiques très majoritairement engagés dans l’idéologie environnementale, et une majorité ONG + États. »

        Réponse de Poitou & Bréon : « Les personnes qui décident de la rédaction du résumé pour décideurs sont les scientifiques qui ont dirigé la rédaction du gros rapport et les représentants des états. Rien ne peut figurer dans le résumé si les scientifiques s’y opposent.
        Là encore, on aimerait des exemples de point du SPM qui ne seraient pas en accord avec le rapport complet qui lui est entièrement rédigé par des scientifiques. »

        Réponse de Gontier : 
        La constitution du GIEC est pervertie par des erreurs de raisonnement et un but de recherche dévoyé. Il est scientiste ; il se prétend scientifique en proposant des normes sur la base de résultats scientifiques en faisant appel à des jugements de valeur ; et il présuppose que l’Homme est néfaste à la nature.
        En outre, « En matière de science, l’autorité d’un millier ne vaut pas le raisonnement humble d’un seul individu. » avertissait Galileo Galilei à l’égard du consensus dans sa troisième lettre sur les taches solaires (1612).
        Plus d’informations dans la partie B II d) 2) de
        https://contreveritesclimatiques.wordpress.com

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