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L’usage de désinfectants : quels risques pour la santé ?
L’exposition aux produits désinfectants est courante, tant dans le cadre professionnel qu’à domicile, et concerne davantage les femmes que les hommes (Le Moual, 2014). Or , ces produits sont conçus pour tuer ou nuire à des micro-organismes. Les désinfectants contiennent de ce fait des molécules réactives qui peuvent induire des risques pour la santé des utilisateurs et des personnes exposées en cas d’utilisation massive ou inappropriée. Le risque est particulièrement élevé en milieu hospitalier, où l’application de recommandations pour protéger les patients d’infections nosocomiales a impliqué l’augmentation des tâches de désinfection (Le Moual, 2014). I. L’USAGE DES PRODUITS DÉSINFECTANTS PEUT PROVOQUER DES MALADIES RESPIRATOIRES Une cause reconnue d’asthme professionnel Alors que…
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Produits ménagers : les alternatives aux désinfectants
D’après une étude de 2015, sept ménages sur dix utilisent de l’eau de javel (Casas, 2015)… et c’est probablement encore plus en cette période d’épidémie. Et si la javel est le désinfectant le plus utilisé par les particuliers, elle est loin d’être le seul. Des recherches menées dans les eaux usées de l’agglomération de Poitiers ont ainsi révélé que les ménages étaient responsables de près de la moitié des rejets du désinfectant ABDAC (Biotech, 2016). Pourtant, l’usage de désinfectants est loin d’être sans danger pour notre santé et pour l’environnement. Alors dans quels cas ces produits sont-ils réellement utiles ? Lesquels sont à bannir de notre placard de produits ménagers…
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Les désinfectants : définition, réglementation et principaux utilisateurs
A ce jour, il n’existe toujours pas de vaccin ni de médicaments hautement efficaces pour lutter contre le virus SARS-COV-2, à l’origine de la pandémie de COVID-19. Aussi, comme le souligne le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) dans son avis du 24 avril 2020 « les mesures non pharmaceutiques (gestes barrières, distanciation physique, mesures d’hygiène, organisations individuelles et collectives) sont d’une extrême importance pour atténuer la diffusion du Coronavirus dans la communauté, protéger les personnes vulnérables, permettre la prise en charge hospitalière des cas les plus sévères et éviter la saturation des hôpitaux ». Le HCSP insiste également sur l’importance du nettoyage et de la désinfection des milieux publics extérieurs et…
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Politique climatique : quelles sont les mesures les plus efficaces ?
Si vous avez lu l’article « Chacun doit faire sa part« , vous savez que les actions individuelles, bien qu’indispensables, ne peuvent suffire à elles-seules pour limiter le réchauffement climatique à 2°C. L’atteinte des objectifs de l’accord de Paris passe nécessairement par une politique climatique ambitieuse, s’appuyant sur des mesures efficaces et parfois radicales. I. « QUOI QU’IL EN COÛTE » Dans son allocution du 12 mars 2020 sur la crise sanitaire du Coronavirus, Emmanuel Macron a employé trois fois l’expression « quoi qu’il en coûte ». Tout d’abord pour dire qu’il fallait mobiliser tous les moyens financiers nécessaires pour sauver des vies. Ensuite, pour affirmer que tout devait être mis en œuvre pour protéger les…
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Changement climatique : chacun doit faire sa part
Comme le souligne le cabinet Carbone 4, “L’un des symptômes du retard au démarrage de la lutte contre le changement climatique est une certaine tendance à considérer que l’action doit prendre place “ailleurs que chez soi” tout en revendiquant parfois une action prétendument suffisante à sa propre échelle. Les différentes catégories d’acteurs se renvoient la balle ; les pouvoirs publics, les entreprises, le monde financier, les citoyens, le monde associatif : chacun tend à justifier la lenteur de l’action en pointant du doigt les responsabilités et les manquements des autres“. Pourtant, si l’on veut espérer limiter le réchauffement climatique à + 1,5°C ou + 2°C, chacun doit prendre sa part…
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Lutte contre le changement climatique : la situation en 2020
Entre espoirs et désillusions, où en-est la lutte contre le changement climatique ? La crise du Coronavirus est-elle le coup de grâce pour le climat ou bien l’opportunité de mettre enfin la politique climatique sur de bons rails ? I. QUELQUES SIGNES D’ESPOIR L’accord de Paris, entré en vigueur le 4 novembre 2016, a permis une réelle prise de conscience des enjeux par le grand public, ce dont témoignent les nombreuses mobilisations citoyennes à travers le monde, dont la jeune Greta Thunberg est le symbole. Cet accord a également donné un élan à de nombreuses initiatives, notamment dans le secteur privé. Plusieurs grandes entreprises ont annoncé des plans ambitieux de…
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Formations scolaires en écotoxicologie
Vous rêvez de devenir écotoxicologue ? Cette page est faite pour vous !Vous y trouverez un descriptif (non exhaustif) des formations scolaires donnant une large place à l’écotoxicologie.N’hésitez pas à nous contacter pour nous aider à compléter cette page ! Formations détaillées dans cette page :-POLYTECH Nice option Toxicologie et Sécurité en Santé et Environnement, Sophia Antipolis (06)-LICENCE PRO Métiers de la protection et de la gestion de l’environnement, IUT de Caen (14)-MASTER Ecotoxicologie et chimie de l’environnement, Université Bordeaux 1, Talence (33)–LICENCE PRO Gestion des risques industriels et technologiques, parcours risque environnemental : écotoxicologie appliquée – Université Grenoble Alpes, Saint-Martin d’Hères (38)-MASTER Méthodes de recherche en Environnement, Santé, Toxicologie,…
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Les conséquences humaines et économiques du changement climatique
Bien sûr dans cet article, on est loin des sujets habituellement traités dans Ecotoxicologie.fr. Mais il me semblait impossible de parler du changement climatique sans évoquer ses conséquences économiques et humaines à court et moyen terme, et sans mettre des visages sur les premières victimes de nos émissions de gaz à effet de serre… I. UN COÛT ÉCONOMIQUE FARAMINEUX Selon les calculs de Nicholas Stern, ancien chef économiste de la Banque mondiale, le réchauffement climatique pourrait coûter à l’économie mondiale jusqu’à 7 000 milliards de dollars (Novethic.fr, 2014). En France, certains assureurs chiffrent les surcoûts liés au changement climatique à 100 milliards d’euro sur les 25 prochaines années et ce…
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Le changement climatique aggrave l’érosion de la biodiversité
La biodiversité est en danger. Selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) – équivalent du GIEC pour la biodiversité, le taux d’extinction des espèces est aujourd’hui 100 à 1000 fois plus élevé qu’au cours des temps géologiques passés, en raison de l’impact des activités humaines. Les principales raisons de cette érosion de la biodiversité, que certains scientifiques qualifient de sixième extinction massive, sont bien connues : en premier lieu la destruction et la dégradation des milieux naturels mais aussi la surexploitation des espèces, l’introduction d’espèces envahissantes, les pollutions… et le changement climatique. PRÈS DE LA MOITIÉ DES ESPÈCES POURRAIENT DISPARAÎTRE En effet, bien que n’étant pas le…
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Vers des événements extrêmes plus intenses et plus fréquents
Vagues de chaleur, sécheresses, inondations, cyclones… L’intensification des événements météorologiques extrêmes est probablement l’une des conséquences du changement climatique les plus médiatisées. Mais qu’en est-il réellement ? Pourra-t-on encore vivre dans le sud de la France à la fin du siècle ? Est-il vrai que les cyclones sont de plus en plus dévastateurs ? Les inondations seront-elles fréquentes à l’avenir ? Les réponses dans cet article ! I. ÇA CHAUFFE ! En France : jusqu’à 55°C à l’ombre Tout comme l’ensemble de la planète, la France connait un réchauffement marqué depuis 1900. Les quatre années les plus chaudes ont d’ailleurs été observées au XXIème siècle : respectivement 2014, 2011, 2015…
Il se vend près de 6 shampoings chaque seconde en France soit près de 200 millions de bouteilles par an
Les produits d’entretien classiques contiennent des tensioactifs (appelés aussi agents de surface ou détergents) qui permettent d’éliminer les graisses et autres salissures à la surface de matériaux. Les détergents anioniques (charge négative) et amphotériques (dont la charge dépend du pH de l’eau) sont particulièrement présents dans les produits nettoyants, en raison de leurs propriétés nettoyantes et moussantes
Les phtalates, produits à quelque 6 millions de tonnes par an dans le monde
20 millions de lave-linge tournent en France chaque jour en moyenne
La France est le 4ème consommateur mondial de médicaments : plus de 3000 médicaments à usage humain et 300 médicaments vétérinaires sont actuellement disponibles sur le marché français. Une fois que ces substances ont agi dans l’organisme, elles sont excrétées, essentiellement dans les selles et les urines, puis relarguées dans les réseaux d’eaux usées (médicaments humains) et dans les sols (médicaments vétérinaires). Une partie de ces résidus de médicaments se retrouvent donc d’une manière ou d’une autre dans le milieu aquatique. Des traces de ces composés sont d’ailleurs régulièrement détectées dans les eaux de surface et même dans les eaux de nappe
On estime que 4000 à 6000 tonnes d’écran total sont libérées chaque année dans les zones de récifs tropicales par les 78 millions de touristes qui s’y rendent
En raison de son faible coût, l’huile de palme est, depuis quelques années, très utilisée dans l’alimentation: elle est présente dans 1 produit alimentaire empaqueté sur deux vendus en Europe (chips, biscuits, crème glacée, etc.). Or, la plantation de palmiers est à l’origine de déforestation, notamment en Indonésie. Dans ce pays, 3 millions d’hectares de forêt tropicale ont été détruits à cet effet entre 1990 et 2005 et le gouvernement prévoit un plan d’expansion des plantations de palmiers à huile de 14 millions d’hectares. La conversion des forêts en palmiers à huile a montré une perte de 80 à 100% des espèces de mammifères (dont l’orang-outan), reptiles et d’oiseaux dans ces zones
Les animaux se nourrissent d’aliments (céréales, petits animaux, etc.) contenant différents polluants. Au fil du temps, ces derniers s’accumulent dans l’organisme de l’animal et en particulier dans les graisses (phénomène de bioaccumulation). Ainsi, une étude de 2010 a révélé la présence de nombreux pesticides et de PCB dans du saumon et du steak haché achetés dans des supermarchés de la région parisienne
Tout comme les fruits et légumes, le riz peut contenir différents polluants tels que des pesticides, en particulier s’il est issu d’une agriculture intensive classique (non « bio »). Ainsi, une étude de 2010 a révélé la présence d’isoprothiolane et de tricyclazole, 2 pesticides interdits d’usage en Europe, dans du riz acheté dans des supermarchés de la région parisienne
L’eau du robinet est globalement de bonne qualité en France et les normes en vigueur sont généralement respectées
Les fruits et légumes issus de l’agriculture intensive « classique » (c’est à dire non « bio ») contiennent des mélanges à faibles doses de substances chimiques classées, par les instances officielles, cancérogènes certaines, probables ou possibles ou soupçonnées d’être perturbatrices du système endocrinien. C’est ce qu’illustre notamment une étude de 2010 qui a révélé la présence de nombreux pesticides dans des produits achetés dans des supermarchés de la région parisienne
Le lave-vaisselle est généralement moins consommateur en eau (12 L) que le lavage à la main qui dépend beaucoup du manipulateur (10 à 50 L)
Le liquide vaisselle est un détergent composé d’agents nettoyants appelés tensioactifs, mais aussi de colorants, conservateurs et parfums de synthèse. Bien que les tensioactifs ont l’obligation d’être biodégradables à 90%
Les composés perfluorés (PFC), tels que le téflon, ont la propriété de repousser l’eau, les matières grasses et la poussière. Ils sont ainsi utilisés comme antiadhésif dans de nombreuses poêles et casseroles. Les PFC sont persistants et s’accumulent dans les êtres vivants: certaines études ont révélé la présence de certains PFC dans les cours d’eau et les poissons (dans le foie notamment) ainsi que dans le sang humain
3,8 millions de tonnes de bisphénol A (BPA) ont été produits en 2006
Ces bouteilles contiennent notamment des phtalates, produits chimiques utilisés en tant que plastifiants et qui font partie de la famille des