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25 actions pour réduire mon empreinte carbone
Si vous avez lu l’article Chacun doit faire sa part, vous savez qu’un citoyen français « moyen », simplement par des changements de comportement, peut réduire son empreinte carbone de 25 %, et même de 45 % si on ajoute des investissements financiers (achat d’une chaudière plus performante, isolation, etc.) (Carbone 4, 2019). Alors, nous qui, pour sauver nos vies mais surtout pour sauver celles des autres, avons accepté sans (trop) broncher, de rester chez nous, d’être privés d’un certain nombre de libertés, de ne pas voir nos proches pendant plusieurs mois, ne pourrions-nous pas également accepter, sans pour autant revenir « à l’âge de pierre », de changer certaines de nos habitudes de…
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Comment réduire mon empreinte carbone numérique
Les émissions de gaz à effet de serre du secteur numérique ont doublé entre 2010 et 2020. Celui-ci est aujourd’hui responsable de 4 % des émissions mondiales, soit davantage que l’aviation civile, régulièrement (et justement) pointée du doigt (Theshiftproject.org, 2019). Il ne s’agit pas de se passer d’internet bien sûr… mais nous pouvons, chacun à notre niveau, œuvrer pour réduire notre empreinte carbone numérique en modulant certains usages particulièrement énergivores, comme le streaming vidéo et l’internet mobile. I. UNE POLLUTION INVISIBLE MAIS BIEN RÉELLE Les usages numériques sont à l’origine de 4 % des émissions de gaz à effet de serre et de 10 % de la consommation électrique mondiale,…
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Comment réduire l’empreinte carbone de mon argent
Si vous êtes « écolo » dans l’âme, vous faites déjà certainement attention à vos déplacements, à votre alimentation, à votre consommation d’électricité… mais vous êtes-vous déjà posé la question de l’empreinte carbone de l’argent que vous confiez à votre banque ? L’IMPACT NÉFASTE DES BANQUES SUR LE CLIMAT Lorsque vous confiez votre argent à une banque, celle-ci l’utilise en le réinjectant dans l’économie pour faire des prêts auprès d’entreprises et de particuliers ou encore pour investir dans des sociétés ou des projets. Ainsi, l’impact des banques sur le climat est avant tout lié à la nature des activités qu’elles financent. PME, crédits immobiliers, compagnies pétrolières ou technologies vertes, leurs choix d’investissements…
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Comment réduire l’empreinte carbone de mon alimentation
Ce que nous mettons dans notre assiette a un impact direct sur le changement climatique. L’alimentation représente en effet 16 à 24 % de l’empreinte carbone des ménages français, selon si on comptabilise uniquement les émissions de gaz à effet de serre liées à la production agricole, ou si on ajoute les émissions en lien, telles que celles générées par le transport des aliments (ADEME, 2019b). Nous devons apprendre à manger moins de viande, tout en étant attentifs au mode de production et à la saisonnalité des produits. I. LES PRODUITS ANIMAUX ONT UNE EMPREINTE CARBONE PLUS ÉLEVÉE QUE LES VÉGÉTAUX Les émissions de gaz à effet de serre résultant…
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Comment réduire l’empreinte carbone de mes déplacements
Les transports représentent plus d’un quart de l’empreinte carbone des ménages français (CGDD, 2017b). Or, devant l’impératif de réduire nos émissions de gaz à effet de serre, il est urgent de « décarboner » nos déplacements, en apprenant à nous passer de la voiture et en réduisant nos voyages en avion. I. LE RÈGNE DE LA VOITURE En France, le règne de la voiture est toujours d’actualité. Celle-ci représente près de 80 % des kilomètres parcourus par les voyageurs, avec un nombre moyen de près de 13 000 km roulés par véhicule et par an (CGDD, 2017b). Les foyers sans voiture sont par ailleurs très largement minoritaires : entre 1990 et 2014,…
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Comment réduire l’empreinte carbone de mes biens de consommation
Pour s’habiller et se chausser, équiper son logement et communiquer, nous achetons un grand nombre de biens de consommation plus ou moins durables. Or, l’empreinte carbone des appareils électriques et électroniques, du mobilier et du textile, peut être très élevée. Alors quels sont les plus polluants, et surtout comment réduire l’impact environnemental de ces objets du quotidien ? I. DES ÉMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE TOUT AU LONG DU CYCLE DE VIE La consommation d’énergie, souvent d’origine fossile (charbon, pétrole, gaz), occasionnée par chacune des phases du cycle de vie d’un objet, est à l’origine de rejet de gaz à effet de serre dans l’atmosphère : 1. L’extraction de…
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Comment réduire l’empreinte carbone de mes déchets
Un français jette en moyenne 500 kg de déchets chaque année. En multipliant ce chiffre par 67 millions d’habitants et en ajoutant les déchets des entreprises, on arrive à un total de 323 millions de tonnes de déchets produits en un an, soit environ 10 tonnes par seconde* (Ree.developpement-durable.gouv.fr, 2020) ! Au delà du gaspillage faramineux de ressources naturelles qu’ils génèrent, ces déchets sont à l’origine de rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Réduire nos déchets et mieux les gérer, c’est donc aussi réduire notre empreinte carbone. *Chiffres de l’année 2016 Lire aussi | Changement climatique : chacun doit faire sa part I. L’EMPREINTE CARBONE DE LA…
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Les désinfectants sont toxiques pour l’environnement
Au même titre que les résidus de médicaments, les rejets de désinfectants dans les eaux, l’air et les sols, suscitent de nombreuses interrogations dans la communauté scientifique. En effet, en raison des substances biocides qu’ils contiennent, ces produits présentent un fort caractère écotoxique (=toxique les organismes vivants), et pourraient donc conduire à des déséquilibres dans l’environnement (Biotech, 2016). Ceci est d’autant plus vrai en cette période d’épidémie de Covid-19 où la désinfection massive est à l’oeuvre. I. LES STATIONS D’ÉPURATION N’ONT PAS ÉTÉ CONÇUES POUR ÉLIMINER CES SUBSTANCES 1. Les eaux usées contiennent un cocktail de micropolluants Les eaux usées issues des habitations, des industries, des commerces et des hôpitaux…
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Covid-19 : la désinfection massive des lieux publics est-elle réellement utile ?
Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, de grandes quantités de produits désinfectants sont utilisées dans les lieux publics dans le but de limiter la propagation du Coronavirus. Il est évident que des mesures d’hygiène supplémentaires sont nécessaires en cette période, et particulièrement dans les zones à haut risque infectieux comme les hôpitaux, les cliniques et les maisons de retraite. Mais la désinfection des entreprises, des crèches, des écoles ou des rues est-elle réellement utile ? N’y a-t-il pas un risque pour notre santé et notre environnement à disperser de telles quantités de produits désinfectants ? Existe-t-il des alternatives ? I. COVID-19 : LA DÉSINFECTION MASSIVE ÉRIGÉE EN ABSOLUE NÉCESSITÉ 1. L’absence de…
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L’utilisation de désinfectants favorise l’émergence de bactéries résistantes aux antibiotiques
Il est bien connu que l’utilisation abusive d’antibiotiques engendre le développement de bactéries résistantes. Ce qui l’est moins, c’est que l’usage de produits désinfectants comme l’eau de javel participe également à l’émergence de l’antibiorésistance. I. L’ANTIBIORÉSISTANCE EST L’UN DES ENJEUX MAJEURS DE SANTÉ PUBLIQUE DU 21ème SIÈCLE Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la résistance bactérienne aux antibiotiques, également appelée antibiorésistance, constitue l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale. Le professeur Dame Sally Davies, Chef des services de santé anglais, évoque même « une menace de catastrophe au même rang que le terrorisme et le changement climatique » (Carenco, 2017b). Nous serions sur le point de vivre une…
Il se vend près de 6 shampoings chaque seconde en France soit près de 200 millions de bouteilles par an
Les produits d’entretien classiques contiennent des tensioactifs (appelés aussi agents de surface ou détergents) qui permettent d’éliminer les graisses et autres salissures à la surface de matériaux. Les détergents anioniques (charge négative) et amphotériques (dont la charge dépend du pH de l’eau) sont particulièrement présents dans les produits nettoyants, en raison de leurs propriétés nettoyantes et moussantes
Les phtalates, produits à quelque 6 millions de tonnes par an dans le monde
20 millions de lave-linge tournent en France chaque jour en moyenne
La France est le 4ème consommateur mondial de médicaments : plus de 3000 médicaments à usage humain et 300 médicaments vétérinaires sont actuellement disponibles sur le marché français. Une fois que ces substances ont agi dans l’organisme, elles sont excrétées, essentiellement dans les selles et les urines, puis relarguées dans les réseaux d’eaux usées (médicaments humains) et dans les sols (médicaments vétérinaires). Une partie de ces résidus de médicaments se retrouvent donc d’une manière ou d’une autre dans le milieu aquatique. Des traces de ces composés sont d’ailleurs régulièrement détectées dans les eaux de surface et même dans les eaux de nappe
On estime que 4000 à 6000 tonnes d’écran total sont libérées chaque année dans les zones de récifs tropicales par les 78 millions de touristes qui s’y rendent
En raison de son faible coût, l’huile de palme est, depuis quelques années, très utilisée dans l’alimentation: elle est présente dans 1 produit alimentaire empaqueté sur deux vendus en Europe (chips, biscuits, crème glacée, etc.). Or, la plantation de palmiers est à l’origine de déforestation, notamment en Indonésie. Dans ce pays, 3 millions d’hectares de forêt tropicale ont été détruits à cet effet entre 1990 et 2005 et le gouvernement prévoit un plan d’expansion des plantations de palmiers à huile de 14 millions d’hectares. La conversion des forêts en palmiers à huile a montré une perte de 80 à 100% des espèces de mammifères (dont l’orang-outan), reptiles et d’oiseaux dans ces zones
Les animaux se nourrissent d’aliments (céréales, petits animaux, etc.) contenant différents polluants. Au fil du temps, ces derniers s’accumulent dans l’organisme de l’animal et en particulier dans les graisses (phénomène de bioaccumulation). Ainsi, une étude de 2010 a révélé la présence de nombreux pesticides et de PCB dans du saumon et du steak haché achetés dans des supermarchés de la région parisienne
Tout comme les fruits et légumes, le riz peut contenir différents polluants tels que des pesticides, en particulier s’il est issu d’une agriculture intensive classique (non « bio »). Ainsi, une étude de 2010 a révélé la présence d’isoprothiolane et de tricyclazole, 2 pesticides interdits d’usage en Europe, dans du riz acheté dans des supermarchés de la région parisienne
L’eau du robinet est globalement de bonne qualité en France et les normes en vigueur sont généralement respectées
Les fruits et légumes issus de l’agriculture intensive « classique » (c’est à dire non « bio ») contiennent des mélanges à faibles doses de substances chimiques classées, par les instances officielles, cancérogènes certaines, probables ou possibles ou soupçonnées d’être perturbatrices du système endocrinien. C’est ce qu’illustre notamment une étude de 2010 qui a révélé la présence de nombreux pesticides dans des produits achetés dans des supermarchés de la région parisienne
Le lave-vaisselle est généralement moins consommateur en eau (12 L) que le lavage à la main qui dépend beaucoup du manipulateur (10 à 50 L)
Le liquide vaisselle est un détergent composé d’agents nettoyants appelés tensioactifs, mais aussi de colorants, conservateurs et parfums de synthèse. Bien que les tensioactifs ont l’obligation d’être biodégradables à 90%
Les composés perfluorés (PFC), tels que le téflon, ont la propriété de repousser l’eau, les matières grasses et la poussière. Ils sont ainsi utilisés comme antiadhésif dans de nombreuses poêles et casseroles. Les PFC sont persistants et s’accumulent dans les êtres vivants: certaines études ont révélé la présence de certains PFC dans les cours d’eau et les poissons (dans le foie notamment) ainsi que dans le sang humain
3,8 millions de tonnes de bisphénol A (BPA) ont été produits en 2006
Ces bouteilles contiennent notamment des phtalates, produits chimiques utilisés en tant que plastifiants et qui font partie de la famille des